Des lois balbutiantes et insuffisantes pour les réseaux sociaux

lllllllllllooooooooollllllllll

Il y a des lois très claires qui encadrent la nature des propos tenus dans la presse.

Ainsi la loi du 29 juillet 1881 votée sous la 3ème République définit les libertés et responsabilités de la presse française, en imposant un cadre légal à toute publication, ainsi qu’à l’affichage public, au colportage et à la vente sur la voie publique.

Elle est souvent considérée comme le texte juridique fondateur de la liberté de la presse et de la liberté d’expression en France, inspirée par l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 Août 1789.

La loi du 19 juillet 1881 explique entre autres, que « Seront punis ceux auront fait l’apologie des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des actes de terrorisme ou des crimes et délits de collaboration avec l’ennemi. Tous cris ou chants [de révoltes] proférés dans les lieux ou réunions publics seront punis. »

A l’image des médecins ou des avocats, les journalistes doivent également suivre  un ensemble de règles et de devoirs qui régissent leur profession. Ces règles sont appelées règles de Déontologie. Elles ont été  adoptées au Congrès mondial de la FIJ en 1954 puis amendées au Congrès mondial de 1986.

En quelques mots un journaliste « sérieux » :

– prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles, en d’autres termes  la responsabilité du journaliste ne peut être confondue avec celle de l’éditeur.

– se doit de publier une information de qualité. La notion d’urgence (de plus en plus présente avec la concurrence des réseaux sociaux)  ne doit pas l’emporter sur la vérification des sources et le sérieux de l’enquête.

Concernant les réseaux sociaux, c’est la loi Gayssot qui ouvre la marche en 1990. Elle tient à réprimer tout propos antisémite, raciste ou xénophobe. Le premier article du député communiste présenté au parlement explique que : « Toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite. »

La loi du 30 décembre 2004, elle, punit les auteurs de propos provoquants « la haine ou la violence » ou « l’injure commise dans les mêmes conditions à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap ». Selon cette loi, tout propos raciste, homophobe, antisémite ou encore xénophobe apparaissant dans un article multimédia devra être puni.

La liberté de la presse repose sur la liberté d’opinion et d’expression. Elle n’est pas la seule dans ce cas là, les média numériques reposent également sur les mêmes idées. Un article qui parait sur internet et auquel le monde entier peut avoir accès, doit cependant respecter certaines règles comprises dans la loi. La presse médiatisée est libre de beaucoup de chose mais s’il y a blasphème de la loi, alors l’article concerné sera remis en question et l’auteur de l’article sera puni en fonction de la gravité de sa faute.

Seulement la tâche de contrôle s’avère très ardue, tant le volume d’informations sur les réseaux sociaux est important et sa propagation très rapide.

Les lois encadrant les réseaux sociaux étant moins contraignantes que celles de la presse, les utilisateurs se sentent plus libres de poster ce qu’ils veulent, persuadés de pouvoir le faire en toute impunité.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s